{"id":1338,"date":"2013-11-01T13:24:13","date_gmt":"2013-11-01T13:24:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/?p=1338"},"modified":"2019-01-31T09:07:42","modified_gmt":"2019-01-31T09:07:42","slug":"changement-climatique-et-biodiversite-agricole-faut-il-choisir-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/changement-climatique-et-biodiversite-agricole-faut-il-choisir-2\/","title":{"rendered":"Changement climatique et biodiversit\u00e9 agricole : faut-il choisir ?"},"content":{"rendered":"<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 un pass\u00e9 relativement r\u00e9cent, que l&rsquo;on peut situer au milieu des ann\u00e9es 2000, les changements demand\u00e9s \u00e0 l&rsquo;agriculture pour r\u00e9duire ses impacts sur l&rsquo;environnement \u2014 voire produire des am\u00e9nit\u00e9s positives \u2014 allaient tous dans le sens d&rsquo;une extensification des pratiques. <!--more-->L&rsquo;extensification des syst\u00e8mes de cultures et des syst\u00e8mes d&rsquo;\u00e9levage \u2014\u00a0avec la place centrale de la prairie permanente extensive comme garante d&rsquo;une protection des eaux, d&rsquo;un paysage de qualit\u00e9 et d&rsquo;une richesse d&rsquo;habitats \u2014 allait globalement dans le bon sens, du point de vue de l&rsquo;environnement s&rsquo;entend. Depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, le changement climatique vient bouleverser cette convergence d&rsquo;int\u00e9r\u00eats : d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, l&rsquo;\u00e9levage est point\u00e9 du doigt pour ses impacts directs \u2014 \u00e9mission de m\u00e9thane par les ruminants \u2014 et indirects \u2014 forte demande en grains et soja. Paradoxe majeur, l&rsquo;\u00e9levage <em>extensif <\/em>devient l&rsquo;activit\u00e9 la plus probl\u00e9matique : son efficacit\u00e9, calcul\u00e9e en \u00e9quivalent carbone par kg de viande ou de lait produit, serait moindre qu&rsquo;un \u00e9levage intensif dont on peut mieux ma\u00eetriser les d\u00e9jections, voire r\u00e9cup\u00e9rer les \u00e9missions de m\u00e9thane, le stockage de carbone par la prairie permanente ne compensant que partiellement les \u00e9missions.<\/p>\n<p>Une \u00e9quation climat appara\u00eet alors imbattable\u00a0: une forte r\u00e9gression \u2014 voire une disparition de principe \u2014 de l&rsquo;\u00e9levage ruminant au profit d&rsquo;une alimentation v\u00e9g\u00e9tale, compl\u00e9t\u00e9e par des viandes blanches (dont les animaux ne rotent pas), industrielle pour r\u00e9cup\u00e9rer les d\u00e9jections et les m\u00e9thaniser. Les surfaces en prairies n&rsquo;\u00e9tant plus utiles, elles sont remplac\u00e9es par des for\u00eats qui soit stockent du carbone sur pied, soit sont source d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable. C&rsquo;est par exemple ce qui sous-tend la philosophie technique du sc\u00e9nario Afterres 2050 \u00e9labor\u00e9 par Solagro, bien que sa forme soit moins radicale et m\u00e9nage une part quelque peu ambivalente \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage ruminant.<\/p>\n<p>De fait, <strong>un front de d\u00e9bat se dessine entre les tenants de la maximisation climatique et ceux de la protection de la biodiversit\u00e9 via l&rsquo;\u00e9levage extensif<\/strong>. Cette derni\u00e8re cause \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 difficile \u00e0 d\u00e9fendre, elle devient inaudible, voire fait l&rsquo;objet d&rsquo;une critique radicale dans laquelle se combinent les proc\u00e8s en non reconnaissance de l&rsquo;urgence climatique et en irresponsabilit\u00e9 alimentaire, avec les impacts des viandes rouges et des produits laitiers sur la sant\u00e9. Les beaux paysages, les (petites) fleurs et les (petits) oiseaux deviennent un luxe qu&rsquo;on ne peut plus se permettre. Le climat d&rsquo;abord, on verra apr\u00e8s pour le reste.<\/p>\n<p>Il est certain que les pr\u00e9visions r\u00e9centes en mati\u00e8re de climat balayent les habitats \u2014 et les prairies sont parmi les plus sensibles \u00e0 des variations de pluviom\u00e9trie \u2014 et que les impacts climatiques sont syst\u00e9miques. Les r\u00e9fugi\u00e9s climatiques, la faim dans le monde imposent une r\u00e9duction urgente des \u00e9missions. Le dernier rapport du GIEC d&rsquo;avril 2014 nous alerte sur le fait que nous sommes dans la derni\u00e8re fen\u00eatre temporelle pour corriger le tir, avant que le syst\u00e8me climat ne d\u00e9rape irr\u00e9versiblement, avec des impacts qui emportent en effet la biodiversit\u00e9 et les habitats que nous connaissons encore. Apr\u00e8s, il sera trop tard.<\/p>\n<p>Il nous semble n\u00e9anmoins que <strong>ce choix qui semble s&rsquo;imposer entre climat et biodiversit\u00e9 est plus complexe que les constats \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus le laissent entendre et, plus fondamentalement, mal pos\u00e9<\/strong>. Trois grandes familles de contre-arguments peuvent \u00eatre mis en avant, que nous proposons par ordre croissant de force.<\/p>\n<p>En premier lieu, sur le plan de l&rsquo;efficacit\u00e9 relative \u2014\u00a0ramen\u00e9e en \u00e9mission de gaz \u00e0 effet de serre produit par kg de viande ou de lait \u2014 l&rsquo;avantage de la production animale intensive sur la production extensive est souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme une \u00e9vidence valid\u00e9e par <u>la<\/u> Recherche. Mais quand on creuse la question, il apparait que cet avantage est ouvert \u00e0 controverse et que de nombreuses publications, r\u00e9pondant aux r\u00e8gles de la publication scientifique, donnent des r\u00e9sultats contradictoires. Certes la production intensive produit davantage de viande\/lait par animal \u2014\u00a0alors que la quantit\u00e9 de gaz issus de la rumination est globalement constante, voire sup\u00e9rieure pour des animaux qui m\u00e9tabolisent de l&rsquo;herbe ou des ligneux \u2014\u00a0mais il faut aussi mettre dans l&rsquo;\u00e9quation l&rsquo;intensification v\u00e9g\u00e9tale qui accompagne cette production intensive depuis des d\u00e9cennies et qui consomme des engrais de synth\u00e8se \u00e9galement \u00e9metteurs de gaz \u00e0 effet de serre, alors que la prairie permanente s\u00e9questre le carbone \u00e0 long terme. Les changements d&rsquo;usage des sols en Europe \u2014\u00a0remplacement de la prairie par des cultures \u2014 ou ailleurs \u2014 d\u00e9forestation pour produire le soja qui reste la base de la production animale intensive \u2014 sont \u00e9galement \u00e0 comptabiliser. Au total, les divergences entre publications contradictoires s&rsquo;expliquent du fait des nombreuses incertitudes et des diff\u00e9rentes \u00e9chelles \u00e0 consid\u00e9rer pour le calcul\u00a0: \u00e0 quelle \u00e9chelle faut-il clore le syst\u00e8me d&rsquo;alimentation animale entre la prairie et le syst\u00e8me de culture europ\u00e9ens et le syst\u00e8me br\u00e9silien\u00a0? Comment comptabiliser le fumier produit par les animaux, qui vient se substituer aux engrais de synth\u00e8se ? Comment comptabiliser la surfertilisation effective dans la plupart des syst\u00e8mes d&rsquo;\u00e9levage intensifs ? Quelle variabilit\u00e9 dans les relargages de gaz \u00e0 effet de serre cons\u00e9cutifs aux changements d&rsquo;usage des sols (labour d&rsquo;une prairie ou d&rsquo;une for\u00eat)\u00a0? Combien les prairies stockent-elles de carbone ? Comment affecter les \u00e9missions aux diff\u00e9rents co-produits qui sont nombreux tout au long de la cha\u00eene, depuis le soja (huile, tourteaux) jusqu&rsquo;\u00e0 la production conjointe de lait et de viande ? Pour citer Jean-Fran\u00e7ois Soussana (INRA), sp\u00e9cialiste reconnu sur ce point\u00a0: \u00ab\u00a0<em>La vraie probl\u00e9matique r\u00e9side dans le fait de r\u00e9ussir \u00e0 communiquer de mani\u00e8re compr\u00e9hensible sur ces incertitudes pour parvenir \u00e0 mettre en place des politiques publiques et des actions priv\u00e9es dans le domaine de l\u2019agriculture et du climat. Cela demande \u00e9videmment d\u2019avoir la bonne information et de se laisser le temps de quantifier finement les enjeux pour pr\u00e9parer au mieux les actions \u00e0 mettre en place. [\u2026] Par exemple, si [on]\u00a0analyse deux types d\u2019\u00e9levage &#8211; intensif et extensif &#8211; et regarde uniquement les \u00e9missions du territoire, alors ramen\u00e9es aux \u00e9missions par unit\u00e9 de produit, l\u2019\u00e9levage intensif est probablement moins \u00e9metteur. Mais les cons\u00e9quences de l\u2019importation de soja et les effets des changements d\u2019affectation des sols (d\u00e9forestation tropicale) ont \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9s de c\u00f4t\u00e9. En les prenant en compte, la comparaison des deux syst\u00e8mes est certainement diff\u00e9rente.\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>. <\/em>Ainsi, <strong>il appara\u00eet pr\u00e9cipit\u00e9 d&rsquo;engager et de justifier une strat\u00e9gie irr\u00e9versible<\/strong> \u2014 le remplacement des surfaces en prairies soit par des cultures \u00e9nerg\u00e9tiques, soit par boisements \u00e0 vocation de production de biomasse \u2014 <strong>sur les bases des r\u00e9sultats d&rsquo;une seule m\u00e9thode de calcul.<\/strong><\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me ordre d&rsquo;arguments consid\u00e8re les aspects socio-\u00e9conomiques et politiques des strat\u00e9gies climat <em>versus<\/em> biodiversit\u00e9. M\u00eame sous l&rsquo;hypoth\u00e8se que les formes d&rsquo;\u00e9levage intensif soient plus efficaces sur le plan \u00e9nerg\u00e9tique, cette efficacit\u00e9 est unitaire, calcul\u00e9e par kg de viande ou de lait produite. L&rsquo;impact final de l&rsquo;\u00e9levage d\u00e9pend du volume total de production &#8211; en produits animaux &#8211; multipli\u00e9 par l&rsquo;efficacit\u00e9 unitaire de chaque animal. Or les pratiques garantissant une efficacit\u00e9 technique de l&rsquo;\u00e9levage sont co\u00fbteuses : b\u00e2timents pour confiner tous les animaux conduits sur un mode intensif (\u00e0 comparer au p\u00e2turage), ma\u00eetrise et m\u00e9canisation de l&rsquo;ensemble de la cha\u00eene d&rsquo;alimentation (apport aux animaux) et m\u00e9thanisation dont les co\u00fbts sont \u00e9lev\u00e9s (pr\u00e8s de 5 milliards d&rsquo;euros de surco\u00fbt du tarif de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 sont n\u00e9cessaires en Allemagne pour que le biogaz soit rentable au niveau des exploitations). La couverture de ces co\u00fbts induit alors des strat\u00e9gies de concentration et d&rsquo;\u00e9conomies d&rsquo;\u00e9chelle conduisant \u00e0 des unit\u00e9s de production plus grandes : la tendance sera alors l&rsquo;augmentation de la production globale. <strong>Justifier le d\u00e9veloppement d&rsquo;une fili\u00e8re animale intensive au d\u00e9triment d&rsquo;une fili\u00e8re extensive au nom du changement climatique bute alors sur les conditions de son efficacit\u00e9 d&rsquo;ensemble, qui sont loin d&rsquo;\u00eatre acquises<\/strong>. L&rsquo;argumentaire de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique de l&rsquo;intensification est <em>de facto<\/em> mobilis\u00e9 par les fili\u00e8res animales intensives pour justifier leur <em>d\u00e9veloppement <\/em>&#8211; et non pas leur optimisation \u00e0 effectifs constants, voire d\u00e9croissants ! On con\u00e7oit que les marges de man\u0153uvre techniques pour augmenter la production globale selon cette voie intensive soient \u00e9lev\u00e9es et annulent les gains d&rsquo;efficacit\u00e9 individuels. <strong><em>A contrario<\/em>, la d\u00e9fense relative de l&rsquo;\u00e9levage extensif contre des formes intensives garantit un niveau de production global limit\u00e9, voire r\u00e9duit si l&rsquo;on s&rsquo;engageait dans la voie de l&rsquo;extensification<\/strong>. Les raisons pour une telle d\u00e9fense sont nombreuses : qualit\u00e9 de l&rsquo;eau et de l&rsquo;air, paysages r\u00e9silients, qualit\u00e9 sanitaire des produits (les antibiotiques sont n\u00e9cessaires dans les \u00e9levages intensifs, et on les retrouve tout au long de la cha\u00eene alimentaire), sans parler de leur qualit\u00e9 gustative et nutritionnelle. On peut ajouter \u00e0 ces raisons le fait que l&rsquo;\u00e9levage intensif \u2014 et son amont de productions v\u00e9g\u00e9tales \u00e9galement intensives \u2014 co\u00fbtent cher au contribuable, par les aides publiques \u00e0 l&rsquo;agriculture et par les co\u00fbts de d\u00e9pollution et de sant\u00e9 publique, sans compter sa faible efficacit\u00e9 en emplois, ramen\u00e9 au volume produit. La remise en cause de l&rsquo;\u00e9levage intensif, sans se limiter au seul argument de principe de son efficacit\u00e9 climatique unitaire, serait alors une voie cr\u00e9dible pour r\u00e9duire la production animale <em>dans son ensemble<\/em> et son cort\u00e8ge d&rsquo;impacts n\u00e9gatifs (y compris sur le climat si l&rsquo;on consid\u00e8re que l&rsquo;usage d&rsquo;engrais, climatiquement probl\u00e9matiques, est principalement justifi\u00e9 pour alimenter des fili\u00e8res animales industrielles).<\/p>\n<p>Cet \u00e9largissement des consid\u00e9rants, dans une vision plus multifonctionnelle de l&rsquo;agriculture, d\u00e9bouche sur la derni\u00e8re s\u00e9rie d&rsquo;arguments. Une des justifications premi\u00e8res de la lutte contre le changement climatique est la pr\u00e9servation des habitats naturels, des \u00e9cosyst\u00e8mes et de notre cadre de vie ; tout un patrimoine naturel qui s&rsquo;est constitu\u00e9 sur le temps long et qui s&rsquo;accommode mal de changements brusques. <strong>Il serait alors paradoxal de les d\u00e9truire s\u00fbrement \u00e0 court terme au nom de leur protection de principe \u00e0 long terme<\/strong>. Il y a plusieurs mani\u00e8res de ne pas rel\u00e2cher de gaz \u00e0 effet de serre dans l&rsquo;atmosph\u00e8re \u2014 \u00e0 commencer par des \u00e9conomies dans les transports, le chauffage et l&rsquo;industrie \u2014 alors que les usages du sol sont, eux, non substituables. Sans compter que ces habitats jouent \u00e9galement un r\u00f4le dans la pr\u00e9vention des risques climatiques par leur r\u00f4le tampon, brise-vent et anti-\u00e9rosif ; ce sont ainsi des leviers essentiels pour l&rsquo;adaptation aux risques climatiques \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle des territoires. C&rsquo;est un mauvais calcul de sacrifier des biens irrempla\u00e7ables pour contribuer partiellement \u00e0 un objectif qu&rsquo;on peut atteindre par d&rsquo;autres moyens.<\/p>\n<p><strong>Alors, pour revenir \u00e0 la question pos\u00e9e dans le titre de ce papier : changement climatique ou biodiversit\u00e9, faut-il choisir ? La r\u00e9ponse est oui : il faut choisir la biodiversit\u00e9, et c&rsquo;est sans doute la meilleure politique climatique que l&rsquo;on puisse conduire.<\/strong><\/p>\n<p><em>Xavier Poux, AScA<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> http:\/\/www.rac-f.org\/IMG\/pdf\/AGRO-FICHES1-7-2.pdf, p 54<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 un pass\u00e9 relativement r\u00e9cent, que l&rsquo;on peut situer au  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1506,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1338","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-focus"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1338","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1338"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1338\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2002,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1338\/revisions\/2002"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1506"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1338"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1338"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asca-net.com\/preprod\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1338"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}